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Alimentation de l’abeille : à quoi servent les protéines ?

Les protéines jouent un rôle très important dans l’alimentation des abeilles. Pour pallier le manque de pollen en saison, augmenter la population et les récoltes, dynamiser la colonie, et améliorer sa survie durant les mois d’hiver, de plus en plus d’apiculteurs font confiance au nourrissement protéiné. Des explications à retrouver également en vidéo !

De quoi se nourrit l’abeille ?

L’abeille adulte se nourrit de nectar et de pollen. Le nectar apporte les glucides, source d’énergie pour les abeilles, qui leur permettent de voler, de produire du miel, de nettoyer la ruche… Le pollen, lui, apporte des lipides, des vitamines, des minéraux, nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme des abeilles dans la colonie, ainsi que des protéines.

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A quoi servent les protéines ?

Les protéines présentes dans le pollen sont à l’origine du développement des glandes hypopharyngiennes. Celles-ci permettent de produire la gelée royale, vitale pour le développement et la croissance de la colonie. La gelée royale nourrit les larves les trois premiers jours de leur vie, et la reine toute sa vie. Les protéines assurent ainsi le développement du couvain et l’activité de la reine. En apiculture, les protéines assimilées sont essentielles pour diverses raisons. Elles permettent de développer des colonies fortes pour les miellées, booster les colonies destinées à la pollinisation des cultures, redévelopper son cheptel après avoir subi des pertes, fournir des réserves alimentaires suffisantes pour l’hivernage, l’élevage de reines, la production d’essaims …

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Carences = danger !

Quand la colonie manque de ressources en pollen, cela se traduit par une diminution de la ponte. Résultat : moins de larves, moins de production de gelée royale, plus de mortalité des larves, et des pertes en population. En théorie, l’abeille trouve les protéines nécessaires à son développement dans le pollen qu’elle récolte, stocké dans la ruche sous forme de pain d’abeille. Cependant, certains pollens sont déficients en taux de vitamines ou en composition en acides aminés, et certaines zones ne disposent pas de pollens d’une variété et/ou d’une quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des apports nutritifs de l’abeille. Pour combler ces carences, les apiculteurs recourent au nourrissement protéiné (substitut de pollen).

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Quand est-ce que l’apiculteur peut intervenir ?

Deux moments clés : le redémarrage de la colonie au printemps, et le nourrissement d’automne avant hivernage. Et tout au long de l’année : rester vigilant en cas de mauvaise météo.

L’apiculteur nourrit ses colonies à l’automne, après la récolte. Les abeilles doivent à ce moment-là se constituer des réserves de corps gras et de protéines pour survivre à l’hiver. Les abeilles utilisent en fait beaucoup d’énergie pour battre des ailes tout l’hiver, et ainsi réguler la température de la colonie. Si la colonie devient incapable de maintenir la température, les abeilles meurent de froid. Le taux de mortalité en France atteint ainsi environ 15% chaque hiver (avec des pics à 30 % pour certaines années).

Puis, avant le début de la saison, les substituts de pollen permettent de reconstituer les réserves en protéines, lipides et minéraux de la colonie et stimulent la ponte pour l’aider à se développer plus rapidement.

En pleine saison, l’apiculteur doit rester vigilant car la colonie peut aussi être en danger. Les changements climatiques exposent en effet les abeilles à plus de périodes de sécheresse, plus de pluies intenses. Certaines zones ont peu de fleurs disponibles à certaines périodes. Afin d’éviter que les colonies chutent en population, l’apiculteur apporte des substituts en pollen.

Suppléments faits maison

Pour éviter un déséquilibre nutritionnel et un mauvais développement des colonies, l’apiculteur peut leur fournir des protéines grâce à des pâtes/galettes protéinées faites « maison ». Véto-pharma propose des solutions de qualité pour aider les apiculteurs à rééquilibrer l’alimentation de leurs colonies. Des poudres de protéines micronisées spécialement conçues pour le nourrissement de l’abeille (Microsoja, Api-dry) sont mélangées à du sirop de nourrissement, du sucre glace et de l’huile végétale. Cette pâte est ensuite étalée sur un papier sulfurisé et déposée au plus proche des abeilles, directement sur les cadres des ruches.

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Idées de recettes pour réaliser vos pâtes protéinées :

Recette N°1 : 16% de protéines
Fructobee : 4 kg
Sucre glace : 3 kg
Microsoja : 2,3 kg
Api-dry : 0,5 kg
Huile (tournesol ou colza) : 0,2 kg

Recette N°2 : 8% de protéines
Fructobee : 5 kg
Sucre glace : 3 kg
Microsoja : 0,6 kg
Api-dry : 1,2 kg
Huile (tournesol ou colza) : 0,2 kg

(Pour information, la densité du sirop Fructobee est de 1,386kg pour 1L de sirop)

Réalisation de la vidéo et images : Benjamin Brito

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