Les coulisses d’un essai jusqu’au résultat !

Table des matières

Chez Véto-pharma, l’une de nos principales missions est de soutenir les apiculteurs dans la lutte contre le varroa, un parasite majeur des colonies d’abeilles. Pour développer des solutions efficaces, les essais en ruches sont indispensables : ils permettent de tester les produits dans des conditions réelles d’utilisation. La qualité des résultats dépend en grande partie de la préparation des colonies avant le début des tests.
Voici quelques étapes techniques indispensables mises en place par l’équipe de notre rucher expérimental pour mener à bien ces essais.

1. Choisir les colonies : la première étape stratégique

La sélection des ruches candidates

  • Les critères sanitaires : colonies saines, sans signe de maladie concomitante.
  • Les critères de force : homogénéisation du nombre d’abeilles, du nombre de cadres de couvain et de réserves.
  • L’importance de la diversité génétique contrôlée.

 

L’objectif du travail de l’équipe Innovation Abeille est de générer des résultats représentatifs de la manière dont le futur produit sera utilisé par les apiculteurs.

Nous avons fait le choix, pour notre rucher expérimental de Chaillac, de standardiser au maximum le type de ruche. Nous travaillons ainsi majoritairement en Dadant 10 cadres avec des partitions isolantes. Nous disposons également de ruches Langstroth, très utilisées dans les pays anglo-saxons.

Les colonies sélectionnées sont saines (sans autre maladie que celles potentiellement liées au varroa), avec une reine en ponte (présence de couvain operculé et ouvert) et une bonne dynamique de développement. Nous utilisons des reines sélectionnées et de même âge afin de limiter au maximum la variabilité dans les données générées.

 

La sélection des ruches candidates

  • Les critères sanitaires : colonies saines, sans signe de maladie concomitante.
  • Les critères de force : homogénéisation du nombre d’abeilles, du nombre de cadres de couvain et de réserves.
  • L’importance de la diversité génétique contrôlée.

 

L’objectif du travail de l’équipe Innovation Abeille est de générer des résultats représentatifs de la manière dont le futur produit sera utilisé par les apiculteurs.

Nous avons fait le choix, pour notre rucher expérimental de Chaillac, de standardiser au maximum le type de ruche. Nous travaillons ainsi majoritairement en Dadant 10 cadres avec des partitions isolantes. Nous disposons également de ruches Langstroth, très utilisées dans les pays anglo-saxons.

Les colonies sélectionnées sont saines (sans autre maladie que celles potentiellement liées au varroa), avec une reine en ponte (présence de couvain operculé et ouvert) et une bonne dynamique de développement. Nous utilisons des reines sélectionnées et de même âge afin de limiter au maximum la variabilité dans les données générées.

La standardisation des colonies avant l’essai

  • Le dénombrement des cadres de couvain et de ressources pour chaque colonie.
  • La mise en place d’un protocole d’équilibrage entre colonies.
  • Les techniques pour réduire les biais : marquage, regroupements, division…

Pour limiter les biais dans les études, le facteur le plus important à respecter est l’homogénéisation des groupes d’étude. La majorité de nos études sont ainsi réalisées sur des colonies avec au minimum 4 cadres de couvain, rarement plus de 6. La quantité de réserve (miel et pollen) est également importante (en moyenne entre 3 et 4 cadres). Ces colonies sont ensuite réparties dans les différents groupes.

Pour une étude d’efficacité, nous allons apporter une attention particulière à l’infestation varroa. 2 ou 3 semaines avant le démarrage de l’étude, nous allons ainsi suivre la mortalité naturelle de varroa.

Afin de se rapprocher au plus près des conditions réelles d’utilisation, les groupes obtenus sont homogènes entre eux, tout en comprenant en général 50 % de colonies moyennes, 25 % de colonies faibles et 25 % de colonies fortes.

La force des colonies est évaluée grâce à la méthode ColEval développée par l’ITSAP – Institut de l’Abeille. Cette technique permet d’estimer les surfaces d’occupation des cadres en abeilles, couvain ouvert, couvain fermé, miel et pollen.

2. Préparer le rucher d’expérimentation : rigueur et logistique

L’organisation spatiale et environnementale

  • L’implantation des ruches pour limiter la dérive.
  • L’uniformité de l’exposition, de la ressource et des conditions de vol.

Les ruchers sont préparés de façon à limiter au maximum la dérive entre les ruches et surtout entre les groupes. Pour cela, les ruches sont espacées de 2 mètres au sein d’un même groupe. Les différents groupes suivis, quant à eux, sont espacés d’au minimum 10 mètres. 

La mise en place du protocole expérimental

  • La randomisation des lots et la définition des groupes témoins.
  • La sécurisation des traitements (produit test, doses, calendrier).
  • La validation du matériel : balances, capteurs, fiches de suivi, matériel de comptage varroa.

Une fois l’évaluation des colonies effectuée, celles-ci sont réparties dans les différents groupes pour garantir l’homogénéité des groupes. Cependant, nous observons toujours une certaine hétérogénéité entre colonies, mais chaque ruche est correctement identifiée afin de garantir son suivi tout au long de la période d’étude.

 

Les traitements utilisés, fabriqués par notre équipe galénique, portent un numéro de lot et une traçabilité complète (recette, pesée, date de fabrication…). Ces numéros de lot sont reportés sur les traitements qui seront ainsi associés à un groupe précis. Le nombre d’applications, la dose de produit à appliquer (par exemple un nombre de lanières…), le temps d’application, le ou les traitements de contrôle… sont clairement définis dans le protocole d’étude validé en amont du lancement du test.

 

Pour chaque étude, des tâches précises sont définies et planifiées dans le temps. Lors de nos déplacements sur le ou les ruchers d’étude, nous utilisons un registre d’étude permettant de noter l’ensemble des observations.

 

Dans le cadre de nos études d’efficacité, nous avons choisi d’utiliser le scanner Apisfero afin d’analyser les langes et compter de manière automatique et reproductible les varroas tombés. Cette technologie a fait l’objet d’une validation en interne pour pouvoir être utilisée. Elle est primordiale car elle permet de mettre en place des études avec un nombre de colonies beaucoup plus important. Cette solution est également proposée à nos partenaires lors de la mise en place d’études collaboratives.

3. Les coulisses du suivi : un travail minutieux et régulier

Les contrôles varroa : le cœur du suivi sanitaire

  • Les comptages de varroas journaliers ou hebdomadaires.

Nous réalisons des comptages a minima mensuels à l’aide de notre scanner à varroa pendant la saison apicole. Cela nous permet de suivre l’infestation varroa et de sélectionner les colonies pour les futures études. Toutes nos colonies sont équipées de planchers 100 % aérés et coulissants. Nous utilisons des feuilles de papier autocollantes plutôt que des langes graissés, ce qui nous permet de gagner un temps considérable au rucher.

Lors des études d’efficacité, la fréquence des comptages est fortement augmentée : ils sont souvent réalisés quotidiennement en début d’étude, puis tous les 3 jours, et enfin de manière hebdomadaire.

 

  • Les méthodes complémentaires de comptage : sucre glace, CO₂, lavages alcool.

Ces méthodes sont parfois utilisées en complément du comptage sur langes, selon les objectifs de l’étude. La méthode au sucre glace est notamment employée pour récolter les varroas nécessaires à notre programme de screening de molécules.

 

Le suivi du développement des colonies

  • L’évaluation du couvain : surface, stade, homogénéité.

Nous évaluons la force des colonies par la méthode ColEval. Cette technique permet d’estimer les surfaces d’occupation des cadres en abeilles, couvain ouvert, couvain fermé, miel et pollen.

 

  • La pesée des ruches, le suivi de la consommation et des miellées.

Nous utilisons des balances électroniques sur certains de nos essais, principalement pour ceux liés à la nutrition de l’abeille. Les balances nous permettent, de manière non invasive, de mesurer un gain ou une perte de poids de la colonie. En revanche, c’est un poids global qui permet difficilement de différencier celui des abeilles, du miel et du pollen.

4. L’analyse finale : transformer les observations en résultats fiables

Le traitement et la consolidation des données

L’ensemble des données collectées au cours de l’étude est vérifié, puis analysé statistiquement. Les résultats permettront de valider ou d’écarter la formulation d’un produit en test conformément au cahier des charges réglementaire.

En effet, les études visant à évaluer l’efficacité d’un traitement contre varroa doivent suivre les guidelines européennes du médicament vétérinaire « abeille ». Des critères d’efficacité existent :

  1. 95 % d’efficacité pour un traitement conventionnel
  2. 90 % pour un traitement biologique

 

Il est en revanche également important de réfléchir plus loin et considérer certaines solutions comme complémentaires d’autres médicaments.

5. Nos innovations fondées sur la science et notre expertise au service de l’apiculture

La réalisation d’un essai en ruche est un processus exigeant qui mobilise rigueur scientifique, expertise terrain et organisation logistique. De la sélection minutieuse des colonies jusqu’à l’analyse statistique finale, chaque étape est pensée pour garantir des résultats fiables, reproductibles et représentatifs des conditions réelles d’utilisation.

Chez Véto-pharma, cette approche méthodologique nous permet de développer et d’évaluer des solutions de lutte contre le varroa répondant aux attentes des apiculteurs, tout en respectant la biologie complexe de la colonie d’abeilles. Les données générées ne sont pas de simples chiffres : elles constituent la base scientifique sur laquelle s’appuient nos décisions de développement, avec un objectif constant de durabilité et de performance au service de la santé des abeilles.

 

Retrouvez bientôt la série vidéo des coulisses de création d’un médicament abeille sur notre chaine Youtube

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