par Véto-pharma Pour plus de transparence, une nouvelle étape vient d’être franchie sur les obligations d’étiquetage des miels commercialisés dans toute l’Europe. En effet, depuis le 14 juin 2026, une nouvelle réglementation européenne est officiellement entrée en vigueur afin de renforcer la transparence de l’étiquetage du miel et de mieux protéger les consommateurs comme les producteurs. Cette évolution s’inscrit dans la révision de la Directive européenne sur le miel (Directive UE 2024/1438), également appelée « Directive Petit-déjeuner ».
L’objectif est clair : améliorer la traçabilité des miels, lutter contre les fraudes, valoriser les productions locales et permettre aux consommateurs de connaître précisément l’origine des miels qu’ils achètent.
Pour les apiculteurs français, ces nouvelles dispositions constituent une avancée importante qui favorise la reconnaissance des productions nationales et artisanales
Depuis 2022, l’étiquette des pots de miel devait obligatoirement mentionner le ou les pays d’origine où le miel a été récolté. Cette règle d’étiquetage permettait d’améliorer la transparence sur l’origine du miel et à mieux informer les consommateurs.
Toutefois, cette obligation ne s’appliquait qu’aux miels conditionnés en France.
Les miels conditionnés hors du territoire français pouvaient encore afficher des mentions génériques telles que :
Ces indications ne permettaient pas au consommateur d’identifier précisément la provenance du produit.
Depuis le 14 juin 2026, elles sont à supprimer au profit du détail de l’origine des miels. Cette principale évolution concerne les miels issus de plusieurs origines.
Les pays doivent être accompagnés de leur part respective comprise dans le mélange.
Exemple :
Les conditions de tolérance réglementaire pour chaque proportion : 5 %
Seuils de proportion : Si un mélange comporte plus de 4 pays d’origine et que les 4 principaux représentent plus de 50 % de la composition, seuls leurs pourcentages sont indiqués. Les autres pays sont mentionnés, sans pourcentage, dans l’ordre décroissant.
Cette mesure offre une transparence inédite pour les consommateurs.
L’ordre d’affichage correspond à la proportion de miel présente dans le produit.
Cette règle facilite la lecture des étiquettes et limite les pratiques commerciales trompeuses.
Important : Ces 3 informations obligatoires doivent figurer sur la face avant du pot
Cette mesure harmonise enfin les règles d’étiquetage dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Elle s’applique à l’ensemble des miels mis sur le marché sur le territoire national et sur le marché européen.
Pour les emballages contenant des quantités nettes de miel de moins de 30 grammes, les noms des pays d’origine peuvent être remplacés par un code à deux lettres, conformément à la dernière version de la norme internationale en vigueur : ISO 3166-1 code à deux lettres des pays concernés (alpha-2).

Cette évolution réglementaire répond également à une préoccupation majeure de la filière apicole : la lutte contre les fraudes alimentaires.
Les nouvelles exigences s’accompagnent d’un renforcement des dispositifs de contrôle, d’une amélioration de la traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement et d’un développement de méthodes harmonisées permettant de détecter les miels adultérés ou coupés avec des sucres ajoutés.
À terme, ces mesures contribueront à renforcer la confiance des consommateurs et à mieux protéger les producteurs respectant les bonnes pratiques.

Pour les producteurs commercialisant exclusivement un miel d’origine française, peu de changements sont à prévoir : l’origine était déjà clairement indiquée.
En revanche, cette nouvelle réglementation représente une véritable opportunité. Elle permet de :
Les apiculteurs ou les entreprises apicoles réalisant des assemblages de miels devront adapter leurs étiquettes afin de respecter les nouvelles obligations.
Afin de faciliter l’écoulement des stocks des professionnels, le décret prévoit une mesure transitoire pour les produits déjà mis sur le marché. Les produits mis sur le marché ou étiquetés avant le 14 juin 2026, à condition qu’ils soient conformes à la réglementation en vigueur à cette date, pourront continuer à être commercialisés jusqu’à épuisement des stocks. Cette disposition permet aux fabricants, distributeurs et revendeurs de poursuivre la vente de leurs produits conformes sans avoir à les retirer du marché, tout en assurant une transition progressive vers les nouvelles exigences réglementaires.
Même si vous commercialisez exclusivement votre propre récolte, profitez de cette évolution réglementaire pour vérifier l’ensemble de vos étiquettes selon la réglementation en vigueur. Retrouvez un article dédié sur notre blog.
En savoir plus sur la réglementation :
Ressources officielles et liens utiles :
• Legifrance : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000785228/2026-06-17
• Union Européenne : https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2024/1438/oj
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